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« Aucun pays ne pourra atteindre ses ODD sans combattre efficacement la corruption» Fabrice Ebeh

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Une trentaine d’acteurs de bonne gouvernance économique des secteurs public et privé et de la société civile, participent mardi à Lomé à un atelier de renforcement de leurs  capacités par une meilleure connaissance des textes nationaux, des instruments juridiques internationaux et de bonnes pratiques en matière de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées.

L’initiative vient de l’Alliance nationale des consommateurs et de l’environnement  (ANCE-Togo), appuyée par le PNUD et la Délégation de l’Union européenne au Togo (UE) et de l’assistance technique de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC) et de Transparency International (TI), qui a ressenti les répercussions négatives que la corruption, avait sur le progrès économique et social des Etats du monde et en particulier ceux de l’Afrique comme le Togo.

En effet, chaque année, 1 000 milliards de dollars sont versés en pots-de-vin tandis que  2 600 milliards de dollars, soit plus de 5 % du PIB mondial, sont détournés.

Le Programme des Nations Unies pour le Développement estime que, dans les pays en développement, le montant des fonds soustraits de leur destination par la corruption est 10 fois plus élevé que celui de l’aide publique au développement (APD).Mais la corruption ne se limite pas aux détournements de fonds là où ils sont le plus nécessaires ; elle est également la cause d’une gouvernance défaillante qui peut à son tour encourager les réseaux criminels organisés et favoriser des infractions telles que la traite d’êtres humains, le trafic d’armes et de migrants, la contrefaçon et le commerce d’espèces menacées d’extinction.

La rencontre de trois jours  permettra aux participants d’engager des échanges fructueux d’expériences et des outils standardisés, des techniques et approches dans la lutte contre la corruption ; d’équiper les OSCs des bonnes pratiques innovantes de lutte contre la corruption et de renforcer les synergies, interactions et partenariats entre acteurs.

Conjointement animé par des experts nationaux et internationaux provenant des différents organismes spécialisés de l’Etat, de l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), de Transparency International (TI), de l’UEMOA, des institutions financières régionales et des experts du monde des OSC cet atelier mobilisera une cinquantaine d’acteurs venus des organismes étatiques en charge de la lutte contre la corruption, des corps de contrôle et autorités spécifiques, du secteur privé, des autorités locales, et des représentants des OSCs venus de toutes les régions du Togo.

Pour Monsieur Fabrice Ebeh, Directeur Exécutif de l’ANCE-Togo, aucun pays ne pourra atteindre ses objectifs de développement durables  (ODD) sans combattre efficacement la corruption et les infractions assimilées.

« Le présent atelier permettra de capitaliser les expériences déjà acquises  mais aussi de renforcer nos connaissances à travers les enseignements donnés par les experts internationaux, régionaux et nationaux afin de lutter efficacement contre ce fléau du siècle. L’atelier permettra en outre de booster l’engagement citoyen et l’éclosion de nouvelles initiatives citoyennes pour mieux combattre ce mal dans notre pays. » A-t-il indiqué.

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) considère la corruption comme une carence de la gouvernance, un résultat d’un dysfonctionnement des institutions de l’État dû à une mauvaise gouvernance.

La résolution 2000/64 de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies reconnaît que les caractéristiques de la bonne gouvernance telles que la participation, l’état de droit, la sensibilité aux besoins de la population, le consensus, l’équité, l’inclusion, l’efficacité, l’efficience  et l’obligation de rendre compte de ses actes, sont d’une importance vitale pour promouvoir la croissance et le développement durable.

Pour combattre ce mal du siècle, le Togo s’est engagé depuis 2010 dans un processus de réformes dans le but de promouvoir la bonne gouvernance et la transparence dans la gestion de la chose publique. Ce processus a abouti à l’adoption de plusieurs lois et textes d’application ainsi qu’à la mise en place et l’opérationnalisation de plusieurs institutions spécialisées comme le Centre National de Traitement des Informations Financières (CENTIF), la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), la Cour des comptes et plusieurs corps de contrôle.

En outre, le Togo a ratifié et transposé dans son droit interne les dispositions pertinentes de plusieurs instruments internationaux relatifs à la lutte contre la corruption et notamment, la Convention-cadre des Nations Unies contre la corruption (CNUCC) adoptée à  New York le 31 Octobre 200 » ; la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption adoptée à Maputo le 11 juillet 2003 et le Protocole de la CEDEAO sur la lutte contre la corruption, adoptée à Dakar le 21 décembre 2001.

Hector N

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