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Hausse de 38% de la consommation d’engrais en Afrique de l’Ouest en 2017

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La consommation apparente d’engrais dans les 6 pays d’Afrique de l’Ouest a augmenté de 38% en 2017 par rapport à 2016, souligne AfricaFertlizer.org dans son Actu-engrais. Cette augmentation est principalement due à la subvention aux intrants et aux programmes gouvernementaux pour les cultures vivrières et le coton.

En Côte d’Ivoire, la demande d’engrais est fortement liée aux cultures d’exportation, notamment le cacao et le coton, souligne le site expert qui note, cependant, que cette demande a baissé ces deux dernières années alors que les prix sont restés globalement stables. Mais, actuellement, « les prix des engrais sur le marché mondial sont à la hausse, ce qui devrait avoir des répercussions sur les prix payés par les paysans en 2019. Compte tenu des conditions du marché mondial et local (prix bas des produits de base, augmentation des prix FOB des engrais; faible demande d’engrais), la demande d’engrais continuera probablement à diminuer dans l’année prochaine si aucune action décisive n’est entreprise à court et à moyen terme. »

Sur le mois de novembre au Ghana, « le niveau des ventes a connu une baisse drastique en raison d’une moindre activité dans le secteur agricole, sauf dans les zones où l’agriculture irriguée est pratiquée », notent les experts. Le programme « Planting for Food and Jobs » de 2018 devant prendre fin le 31 décembre, le ministère de l’Agriculture a demandé aux entreprises intéressées de soumettre leurs offres de participation au programme 2019. « Toute chose égale par ailleurs, le ministère de l’Agriculture est en collaboration avec les acteurs de l’industrie pour formuler des engrais spécifiques pour cinq régions qui continueront à recevoir les engrais composés et azotés normaux pour 2019, jusqu’à ce que les essais et les tests de sol soient terminés. »

Au Mali, « le marché des engrais est resté calme car la campagne de production principale tend vers la fin alors que la production maraichère et la contre saison utilisant plus d’intrants ne sont pas encore installées. Les producteurs sont tournés prioritairement vers les récoltes qui paraissent partout bonne, notamment la filière coton qui s’achemine vers une récolte record de 750 000 t pour la campagne 2018/2019 en cours, selon les responsables de la Direction nationale de l’agriculture. Cette hausse de 2,7% par rapport à la campagne précédente, peut s’expliquer par le plan de subvention combinant la fertilisation minérale et organique. Ainsi, la fertilisation minérale, à la dose de 200 kg de complexe à l’hectare, était prévue pour au moins 66% des superficies. La fumure organique à la dose de 5 t/ha, était attendue pour 55% des superficies. Quant à l’amendement des sols (avec la chaux agricole et le PNT), il était prévu pour toucher près de 29% des superficies coton. Les fournisseurs d’engrais font le bilan de la campagne et préparent les documents pour le paiement de la part subventionnée. Cette année, 49 fournisseurs étaient concernés par la subvention ».

Au Sénégal, « le marché des engrais a commencé véritablement à se calmer dans le bassin arachidier et la Casamance où les cultures sont sous pluies. La demande et l’offre au niveau des magasins ont connu une nette baisse car la plupart des spéculations sont arrivées à maturité. Les récoltes de céréales sont presque terminées. Dans la vallée (zone rizicole et maraichère où sont pratiquées les cultures de contre saison) des échanges assez important sont encore notés mais il faut souligner que l’intensité des échanges a beaucoup diminué car les producteurs sont entrain de récolter le riz de la campagne pluvieuse. Dans la bande des Niayes (zone maraichère par excellence) le niveau de vente est presque identique au mois précédent ; la demande et l’offre sont restées bonnes. »

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