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Hygiène /Dossier : la consommation des brochettes, une autre façon de péricliter

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Les gens vous diront que si les brochettes sont hachées, grillées, et salées, c’est que le goût y est encore, et que la consommation ou plutôt la dégustation est meilleure, quand ils sont exposés au bord des routes.

Les bonnes gens vous diront cela, ou vous l’on dit et nombreux sont ceux qui leur demeurent crédule. En dépit du chagrin que nous avons à détruire une innocente légende, les bonnes gens ont tord et nous aurions tort d’attribuer un caractère utilitaire à la consommation des brochettes, le long des routes et encore risqué, tard dans la nuit.

Sa préparation, son traitement, son hygiène méritent que nous nous remettions en cause pour leur vente.

Les brochettes que les Togolais se plaisent à manger gloutonnement ou qu’ils emportent chez eux doivent susciter de nombreuses questions quand aux soins qu’ils accordent.
Exposées au vent et le papier qui devait servir d’emballage et de couverture ne s’agitait que pour attirer un peu plus, les soldats déjà sur le champ de bataille près à tirer.

Ces soldats sont sans doute les mouches sur le fonds de ce commerce.

Les propriétaires de ces brochettes communément appelés « Tchin tchin ga to » en vernaculaire, n’avaient pas besoin de protection ni d’assainissement ou même d’hygiène, ils s’emparaient des brochettes avec des mains souillées pour servir leurs clients.

Yves ouedraogo, la vingtaine, burkinabais a tendance à pisser non loin de son site de vente de brochettes. Des fois dans l’empressement ;il se lave pas les mains et sans embarras, cupide éventuellement se livre au service des dits clients, friands de la viande rouge ou peu importe.

Ceci n’est qu’une infime partie de la mal propreté que ces vendeurs de brochettes vilipendent à longueur de journée, quand à la préparation, c’est une autre paire de manche.
Venus pour la plupart du Burkina Faso et de bien d’autres pays sahéliens, ces dealeurs de la viande de bête s’en foutent éperdument des conséquences que ce manque d’hygiène peut causer à l’organisme humain.
« Depuis que j’ai commencé a  mangé des brochettes au bord de la route, j’ai commencé à avoir un début d’hémorroïdes et ce sont des traitements urgents avec des antibiotiques qui ont pu m’aider à me tirer d’affaires » Confie alirou steven, un jeune vendeur de chaussures au marché d’Hedzranawoe à une trentaine de pas devant moi.

Cette consommation causerait bien de mauvaises choses à l’organisme humain, quand la viande n’est pas bine cuite.
Chose curieuse, ils s’emparent des brochettes malgré l’état de leurs mains et font preuve d’un zèle impressionnant.
Les amoureux de la vente de la viande qu’elle soit hachée ou torréfiée et enfilée sur des tiges, face à ce tableau que nous venons de peindre, doivent de s’y mettre avec beaucoup plus d’application et de respect à leurs clients.

Il faut noter que d’autres acteurs qui doivent jouer leur partition dans ce tohu bohu sont les services d’hygiène togolaises.

Kofi Meser

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