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Togo/ Alimentation scolaire : L’ANADEB vers une pérennisation du Projet en impliquant les communautés

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vue partielle des élèves de l'EPP Gboto Klohomé mangeant

Depuis janvier 2019, dix (10) écoles dont deux (02) dans chaque région, sont retenues pour la phase pilote d’une nouvelle approche fondée sur la contribution des communautés bénéficiaires pour la préparation des mets.

À en croire les explications de la Directrice Générale de l’ANADEBMazalo Katanga , la nouvelle approche que l’ANADEB est en train d’expérimenter dans les écoles, porte sur la contribution.

Mazalo Katanga, DG ANADEB

« Avec l’ancienne pratique, c’est-à-dire ce que nous faisions avec les partenaires, il n’y avait pas de contribution. Tout relève de l’Etat et du partenaire, la Banque Mondiale. Mais on sent que cela ne peut pas durer. Donc avec la nouvelle approche, il est question d’amener les communautés à contribuer, à participer au repas de leurs enfants. »  A-t-elle confié.

Et de poursuivre de plus belle « Nous avons des pratiques diverses dans certaines communautés, la participation est financière. Dans d’autres, c’est une contribution en produits locaux (maïs, haricot, riz etc…)

Cela se fait après analyse des besoins pour la préparation du repas. On fixe ainsi une certaine mesure pour chaque produit et les parents se chargent de les apporter. Ces produits sont stockés en magasin. En plus, les parents apportent une petite contribution financière pour l’achat des plats et des gobelets. « A la fin, nous allons tirer les leçons et les soumettre à l’autorité pour recevoir des instructions pour la suite » précise t-elle.

De fait, dans la région maritime, c’est l’EPP Gboto-Klohome, dans la préfecture de Yoto, etl’EPP Gapé-Avelebe dans le Zio, qui sont retenues pour l’expérimentation de la nouvelle approche des cantines scolaires.

À l’Epp Gboto-KIohomé (préfecture de Yoto), l’un des établissements retenus dans la région maritime pour cette phase d’expérimentation, 355 élèves bénéficient d’un repas chaud trois fois par semaine.

La contribution de la communauté est financière. Ainsi, pour chaque repas estimé à 100 FCFA, les parents apportent 5 F CFA, l’ANADEB  se chargeant du reste, c’est-à-dire 95F C FA.

Par ailleurs, les partenaires en visite dans cet établissement le 1er mars dernier, à l’occasion de la journée africaine de l’alimentation scolaire, ont réaffirmé leur engagement à accompagner ce projet.

vue de la délégation du développement à la base

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«Je suis impressionné par le travail qui a été fait en peu de temps. Quand la communauté s’implique, on est sûr que le programme sera durable. Souvent, c’est quand la communauté elle-même n’est pas actrice de mise en œuvre que le programme ne met pas beaucoup de temps. Ce qui m’a impressionné, c’est le fait que les parents s’organisent pour que les enfants mangent à l’école, les femmes de façon volontaire s’organisent pour la cuisson des aliments. » Guy Adou, Représentant du Programme Alimentaire Mondial (PAM).

Et de poursuivre de plus belle « Tous ces deux éléments m’amènent à dire que c’est une très bonne initiative et je ne peux que féliciter l’ANADEB et le ministère du développement à la base pour cette initiative. Quand les parents sont engagés, quand ils sont conscientisés, on est sûr que ce programme va tenir pendant longtemps » A déclaré Guy Adou, représentant du Programme Alimentaire Mondial (PAM).

Et, au chargé de projets à la Banque Mondial, Joachim Boko, d’ajouter que : «Progressivement, on est en train d’entrevoir la solution pour la pérennisation du projet en particulier dans un contexte où les communautés ont accepté de participer directement.

Satisfaction des Populations à la base

Les parents d’élèves et les enseignants sont également soulagés par l’arrivée de la cantine scolaire Gboto-Klohomé

« Avant, certains élèves ne trouvaient pas à manger à l’école. Après la récréation, on ne les retrouvait plus en classe, de même que l’après-midi. Avec la cantine, les élèves sont de plus en réguliers, on enregistre presque plus d’absences, ni d’abandons. Même ceux qui avaient abandonné les classes, sont revenus. Nous avons commencé la cantine avec 309 élèves ; une semaine plus tard, l’effectif est monté jusqu’à 326. Aujourd’hui, ils sont environ 350. Avec l’arrivée de la cantine à l’EPP Gboto-Klohomé, les enfants mangent bien et sont contents. Pour nous les enseignants, c’est l’assurance de bons résultats en fin d’année», se réjouit Bada Kossivi directeur de l’EPP Gboto-Klohomé.

Avec cette nouvelle approche, le gouvernement togolais compte pérenniser et étendre à tous les établissements publics des zones vulnérables, les cantines scolaires. Pour cela, il a besoin du soutien sans faille de partenaires de tous les secteurs.

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